15 novembre 2012

 

dans les rues : veinules et plaies,

le soleil semble un agitateur qui bombarde, depuis toujours,

et depuis toujours, dehors, on se resorbe vers la source, 

enfin !

happé,

éclatez en diadèmes insolents !

 

ça divise, divise encore,

au sabre :

Sur la place

le lezard perd sa queue et part tortiller dans les hautes herbes

il s'extraie ! dans le poivre et dans l'épice et dans l'urine,

il s'extraie !

Au boulevard

l'arbre cloue son tronc bardé d'écorce, fait jaillir ses branches comme une démonstration de force.

il s'extraie ! dans la sève et dans le jus et dans le sang,

il s'extraie!

 

et moi, adepte de chairs jusqu'à peau de chagrin

et moi, nu, qui dérive...

et moi, le semblable !

Les saumons bondissent, aspergent la pierre d'écailles

rondes,

flexibles,

solaires.

On s'extraie !

seul, dans la difference recluse, je tends la main,

mord dans l'agitation du poisson asphixié.

et on s'extraie

 

 

Bref.

Mes psaumes sont l'attente fièvreuse d'une mort jamais complète.

et pendant la course, le temps fluidifie char et babioles...

jusqu'à l'embrasement des contours

 

                                            _Rempile mauvaise face.   

 

Posté par PriseDeContact à 14:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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