01 décembre 2012

La Cité :

Humanité

Hantée

de ceux qui vivent sous la boîte,

visage

émaciée,

la dialectique du nombril les poursuit de fausses chutes en chute de cheveux.

Ils vivent en conserve, beignent dans leur liquide amniotique, leurs yeux sont fades et embuées.

Pas de heurts et plus de plaie qui suinte, c'est horrifiant.

Ils ne veulent pas savoir,

Ils ne veulent pas entendre.                            

 

de toute façon,

comment pourraient-ils chuter? Je les ai vu à la gare, au parapet, sur le pont des fusillés :

les entités grises défilaient sur des crocs de boucher (le fil conducteur).

Pas de contact. Pas de duel.

Pas d'accroc sur la terre qui baille, pense à ses nomades d'antan : 

moins nombreux étaient les hommes, mais plus digestes.

 

Ils ont gommé la douleur !

et leur rictus moitié figé moitié pincé n'exprime qu'un immense dégout.

 

Alors ?! Qu'en est il?

Dans le bureau des pleurs je me suis vu défiler,

J'ai crié, titubé, gamélé, galéré

et puis...

 

Ulcéré aux abords du précipice, l'arrière de mon crâne s'est arraché, dans un glissement de terrain 

je perdais,

avec bonheur,

je dilapidais !

Plouf à l'eau de sel, au bain marie la prétention! 

et puis...

 

Le vautour de la vie se fait maintenant un festin de ma cavité.

Il est la taxe humaine : être souffrance pour tendre le cou, gratter l'oxygène raréfié de la stratosphère

et marcher

aéré, becqueté, tendu comme un enfant par l'attention.

 

Prière sans souhait = pas de cadeau

je tue la demande,

et reflue jusqu'au silence.

Juste

Que le courage soit.

Posté par PriseDeContact à 18:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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